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A/ Lexique: /|\/|\/|\/|\gratuit/|\/|\/|\/|\====lexique====/|\/|\/|\/|\free/|\/|\/|\/|\
B/Parcours de la recherche : La « publication gratuite » est l'objet de départ que nous traitons pour nos recherches vers l'élaboration du projet curatorial de la session 14. Après une période de grande récolte de « publications gratuites » variées, notre intérêt s'est porté sur le domaine du web et les notions de mis en commun d'informations. Nous avons choisi de questionner les notions d'échange, de service et de contrat, de mise en commun des biens matériels comme immatériels. Ces notions ouvrent un terrain, celui de l'espace commun que nous rattachons à l'espace public. De là, nous interrogeons la notion de droits d'auteur, et les mouvements entre sphères privées et sphères publiques.
C/Les postulats de la recherche : Le gratuit est une science démocratique. Produire et activer des espaces de mises en commun des savoirs (savoirs-penser / savoir-faire) c'est produire un espace pour la parole de chacun. A space where the total equals more than the sum of the parts, vers une démocratie participative. La publication gratuite doit être une tribune libre. Nous ne laissons pas le terme de gratuité stagné dans une opposition fallacieuse au payant. Nous écartons la notion d'« économie du don » parce que le don génère et, surtout, maintient des relations asymétriques et de concurrence. Nous lui substituons la notion de « mise en commun » qui fonctionne par contrat, contrat tacite ou contrat exprimé. La mention "tous droits réservés" nous pose problème : comment un créateur ou un ayant-droit peut-il avoir tous les droits sur une création rendue publique ? Les créateurs font un travail d'intérêt public, leurs travaux font partie d'un bien commun. Gratuit as hyper-capitalist / La gratuité comme hyper-capitaliste : The concept of “free” is a product of capitalism — existing both as a capitalist strategy to increase consumption and as a subversive counter-capitalist action. The idealization of “free” as a counter-capitalist action can lead dangerously to an exploitation of labour that is in effect capitalist, alienating the producer and preventing her/him to meet her/his material needs. The “free” through the “mise en commun” opens a new conception of work, a space for rethinking the basis of our daily lives and the structures we take as fixed. However this work must be remunerated by some means of exchange or money in order that the producer can continue to produce . Free labor is a dual expression of: 1/a privileged position where one can voluntarily work without adequate monetary retribution because the necessary means of living are already fulfilled >> free labor as privilege 2/an exploited position where one has to work without adequate monetary retribution because their work is not recognized as a labor >> free labor as exploitation. The “free” does not seek to replace/expel the money economy : we are unavoidably located within capitalism and it is only from within capitalism that we can work to change structures. |